Pourquoi certains cèdent aux ragots ? Alors que d'autres non.
Parce qu’ils croient vivre un combat fraternel.
Echanger des ragots, des on-dit, commérages, ... (sans se l’avouer) donne l’impression d’appartenance à un groupe, de vivre des relations fraternelles, d’y prendre une place, de partager quelque chose en commun, qu’il s’agisse d’une entreprise, du voisinage, de la famille, ou d'une autre forme de groupe.
C’est un faux combat et une fausse fraternité car l’origine, c’est le ragot, c’est-à-dire l’interprétation de la réalité selon leurs peurs, croyances et schémas inconscients.
La vraie fraternité héroïque ne découle pas de l’inconscient mais du conscient, c’est-à-dire de la connaissance de son but de vie et de l’idéal du groupe auquel on appartient.
Sans cette connaissance de soi, notre vie manque de sens, on n’existe pas à partir de qui l’on est vraiment, on n’a pas d’individualité définie, on se sent vide intérieurement (sans en avoir conscience), on va donc chercher à exister de façon extérieure, et le ragot est un moyen de ressentir un semblant d’existence et de place au sein d’un groupe.
Mais lorsque vous avez une connaissance suffisante de vous-même donc de conscience morale, il vous est impossible de céder aux ragots. Pourquoi ? Parce que ça fait mal.
Si une personne vient vers moi pour me parler de ragots, je ressens aussitôt un malaise, une douleur au centre de ma poitrine, comme un enserrement, et je suis obligée de couper court à la conversation (ce que la personne ne comprend pas et me juger anti-social).
Plus vous êtes conscient de l’axe de votre vie, et de qui vous êtes vraiment, plus votre individualité (« Je ») est construite et aiguisée donc capable de discerner ce qui sonne faux, ce qui est immoral.
Si vous souffrez de personnes qui font des ragots sur vous, ignorez-les, elles ne méritent pas votre attention.
Cécile Levasseur, le 19 avril 2026


