Vers une nouvelle fraternité
Fraternité et conscience de soi
Seule une fraternité basée sur la conscience/connaissance de soi,
permet de créer un monde réellement libre et fraternel.
Sans cette conscience de soi, c'est le vide intérieur,
générant égoïsme et individualisme :
on n'a pas grand chose à se dire, ni à partager, ni à donner.
On utilise la relation pour se remplir, combler ce vide ;
ou alors, on rejette autrui pour ressentir un semblant d'existence.
Plus on est conscient de soi, plus on est capable de fraternité
avec ce qui nous environne (humains, animaux, nature, ...).
Pourquoi ?
Développer la conscience de soi, c'est découvrir son pouvoir créateur.
La relation aux autres, à son environnement, devient créatrice et non destructrice ;
sachant qu'il n'y a pas d'entre deux : soit on est créateur, soit on est destructeur.
Soit on produit des fruits, soit on ne produit pas de fruit donc on n'apporte rien,
mais ce rien n'est jamais neutre, le vide ne reste jamais vide.
Soit ce vide est rempli consciemment par des pensées puis des actions créatrices,
soit ce vide est comblé inconsciemment et dans ce cas,
il y a toujours une part de négatif, plus ou moins conséquente.
Et lorsque le mal et mélangé au bien,
ce n'est pas vraiment un bien que l'on concrétise, c'est un bien pollué.
Je ne dis pas qu'il n'y a rien de bien, je dis qu'il y a un fond qui n'est pas réglé
et qui se transmet aux autres, inconsciemment.
Ce fond de mal, c'est notre blessure de base (notre plus grande souffrance)
qui demande un très gros travail sur notre inconscient si on veut la guérir.
Moi-même, je ne suis que partiellement guérie,
ou plus précisément, j'y arrive par moment, intérieurement et concrètement,
mais ce n'est pas stable.
C'est en regardant cette souffrance de base dans l'ombre de notre inconscient,
en comprenant les mécanismes qui la déclenchent,
et en trouvant quel bien peut la transformer,
que progressivement, on guérit.
Ce processus de guérison n'est pas "magique"
comme on le voit souvent dans les mouvements psycho-spirituels,
c'est un long travail conscient et créateur.
Créateur car c'est en affrontant votre plus grande souffrance
que vous allez pouvoir aussi trouver votre plus grand bien,
votre idéal, le but qui sous-tend votre vie,
ce qui vous poussera à développer de nouvelles capacités.
La conscience de soi, c'est quoi ?
C'est connaître qui l'on est vraiment, au delà de l'apparence physique, des cinq sens, de sa position sociale, de son masque, de son ego.
C'est connaître son but de vie : ses capacités à concrétiser son idéal et ses obstacles intérieurs.
Comment aller vers cette conscience de soi ?
L'écoute de soi
Il s'agit de développer la sensibilité à soi-même :
- devenir plus sensible à ce qui est bon ou mauvais pour soi dans tous les secteurs de vie, avec comme priorité : l'écoute de l'idéal qui nous enthousiasme le plus.
Pourquoi cette priorité de l'idéal ? Car lorsqu'on trouve et qu'on reste aligné sur l'axe de sa vie (l'idéal qui sous-tend sa vie), tout le reste s'harmonise et trouve sa juste place.
Connaître son idéal (et les activités qui permettent sa concrétisation) permet de communiquer vrai, sans quoi, on n'a pas grand chose à se dire (échanges superficiels) ni à faire ensemble.
La communication vraie est une composante essentielle de la fraternité ; sans elle, c'est la porte ouverte à l'hypocrisie, aux non-dits, aux ragots, ...
Les outil de l'écoute de soi :
- Développer son ressenti et le nommer avec précision, descendre dans son ventre (lâcher sa tête qui ne sait pas).
Pour en savoir plus sur l'écoute de soi et le ressenti, cliquez ici
- L'observation de soi (recul) et la vigilance
L'observation de soi est indispensable pour avoir du recul vis-à-vis de soi donc pouvoir discerner. On voit très souvent mieux les problèmes et solutions pour autrui car on manque de recul vis-à-vis de soi. On est très souvent "noyé", mélangé au problème.
Dans quel but s'observer : pour repérer ses désaccords, pour discerner dans quel état émotionnel on est (et ne plus subir telle ou telle émotion), pour entendre une intuition, ...
Pour réussir à s'observer, il faut ralentir. Si vous vivez dans le stress, l'hyper-activité, votre conscience se perd dans les événements, il devient alors impossible de s'observer.
Cécile Levasseur
