Guérir d'un ghosting en trouvant sa juste responsabilité et celle du ghosteur

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J’ai été ghostée deux fois et c’est en discernant, à la fois, ma juste part de responsabilité et celle du ghosteur, que j’ai pu, non seulement, guérir de chaque ghosting, me libérer de la culpabilité, de l’incompréhension, de la confusion mentale, ... mais aussi me donner toute les chances que cela ne se reproduise plus.

 

Une personne qui ghoste agit ainsi parce que l’échange relationnel la met face à quelque chose en elle (peur, schéma, défaut,...) qu’elle ne veut surtout pas regarder et éclaircir.

Le ghosting est une moyen (parmi d’autres) pour refouler et ne plus ressentir ce qui dérange, fuyant ainsi toute responsabilité.

 

A l’opposé, le ghosté tombe dans une excès de responsabilité. Il se sent très coupable, cherchant sans relâche et de façon presque obsessionnelle son erreur.

 

Ce sont donc deux tempéraments opposés qui se rencontrent. Et ce n’est pas un hasard... Chacun a quelque chose à comprendre d’important pour sa vie relationnelle, même si le degré de responsabilité peut être différent.

 

Si vous souhaitez guérir d’un ghosting, il faut sortir de l’aspect « victime » et de l’auto-accusation excessive pour :

 

A) Trouver votre juste responsabilité (première étape)

Voici comment y parvenir :

 

1) Retrouver les signes avant-coureurs sans les minimiser.

 

Relisez vos messages échangés avec le ghosteur (sinon exercez votre mémoire) et repérez les passages qui vous ont fait un peu mal, perturbé, ou mis mal à l’aise.

Si vous ne retrouvez pas de signes avant-coureurs, c’est impossible, il y en a eu, sinon vous ne vous seriez pas fait ghosté. Vous les avez seulement amoindris.

 

Exemples :

- le ghosteur se moque de quelque chose que vous avez dit, il vous dévalorise. Même votre ressenti de malaise est léger, il faut en tenir compte.

- il a une façon inhabituelle ou bizarre de vous répondre (trop vague ou confus ou fuyant …).

- il ne répond pas tout de suite à un message comme il le fait d’habitude, il vous fait poireauter.

- ...

 

Dans chaque cas, il ne faut jamais sous-estimer ce que vous ressentez (ce fut mon erreur). Dès le moindre malaise, même léger, il faut en tenir compte, et exprimer sans détour ce que vous percevez, et selon l’attitude et la réponse de la personne avec qui vous échangez, peut-être prendre sans tarder la décision d’arrêter la relation.

 

2) Discerner votre schéma sous-jacent

Si vous avez minimisé les signes avant-coureurs, il y a une raison psychique, quelque chose en arrière-plan a voilé votre discernement. : une attente, une peur, un défaut, une croyance, … 

Est-ce un besoin excessif de soutien ou d’amour, une tendance à idéaliser ou rêver la relation, une attente de reconnaissance, un attachement excessif par peur de perdre l’autre, ...

Pour ma part, ce fut notamment lié à une attente amicale de soutien et de retours critiques dans mon travail d’écriture… mais en acceptant de voir cela (après avoir été ghostée), j’ai pu entrer librement dans une solitude intérieure plus radicale, ce qui m’a fait contacter plus de force et d’énergie intérieures et de confiance en moi.

Ce fut aussi lié, pour moi, à un excès de recul (un peu trop fermée) dans la relation pour ensuite passer à un peu trop d’ouverture et de tolérance. « Grâce au choc du ghosting », j’ai réussi à mieux voir cette faiblesse et son origine, et à modifier plus en profondeur mon mode relationnel.

 

Ainsi, d’une situation que je subissais (être ghostée), j’en ai fais un avantage pour moi-même : une occasion de mieux connaître mon ego donc de trouver en arrière-plan des ressources intérieures, et de modifier mon relationnel de façon général (couple, professionnel, amis, famille, relations lointaines).

 

Mais pour réussir à préciser ma juste responsabilité, j’ai aussi dû regarder la responsabilité du ghosteur, ce qui nous amène à la seconde étape dans le processus de guérison d’un ghosting :

 

B) Deuxième étape :

Discerner la juste responsabilité du ghosteur (sa part egotique : peur, défaut, schéma, …), ce qui vous permettra de mieux discerner la votre (éviter l’excès de responsabilité, notamment).

 

Exemples (je partage ici une partie de mon discernement concernant les deux ghosteurs auxquels j’ai été confronté) :

- l’orgueil : je ne l’ai pas assez reconnu concernant quelque chose qu’il mettait en avant, j’aurai pu lui expliquer ma raison, mais il a préféré me ghoster pour ne surtout pas voir ce qui n’allait pas dans sa façon de s’exprimer.

- la peur de l’intimité relationnelle (et de l’engagement amical, dans mon cas) : peur d’être englouti dans la relation, ce qui traduit une manque de conscience soi donc de connaissance de soi. 

- Le manque de courage et de sincérité : peur de dire quelque chose qui ne convient pas.

- Le refus de voir son manque d’honnêteté. J’ai mis l’un des ghosteurs face à son manque de transparence, il n’a pas supporté et m’a ghostée.

 

Une personne ghoste par refus de voir ce qui ne va pas, ses zones d’ombres, ses défauts, ses peurs, ...

Mais en agissant ainsi elle s’affaiblit, sa part d’ombres augmentent (= ego) au détriment de son Esprit/individualité.

 

Soit on trouve le courage d’affronter ses zones d’ombres (ego), ce qui donne accès au bien en arrière-plan (capacités et forces insoupçonnées)

Soit on refuse de faire face à ce qui ne va pas en soi, donc le mal en soi gagne de la place (notre ego) au détriment du bien en soi et du renforcement de notre esprit (« Je » ou individualité).

 

Et si la personne continue de ghoster, il lui sera de plus en plus difficile d’inverser la vapeur, la rendant de moins en moins capable de créer des relations authentiques, fiables, constructives, et durables.

 

Ainsi, le ghosteur croit être le vainqueur en ghostant mais il est perdant !

 

Quant au ghosté, il a le choix d’être vainqueur ou vaincu, selon qu’il accepte ou non de voir sa juste responsabilité dans ce qui lui est arrivé.

 

Cécile Levasseur, le 8 octobre 2026.


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